Mieux manager, collaborer, s'organiser et vendre avec le digital
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To-do list : ma méthode des runs pour traiter les petites tâches et gagner en productivité

Article conçu à partir de l’émission de Shido Podcast

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Il y a des jours où je ne manque pas forcément de temps.
Je ne manque pas non plus totalement d’énergie.
Mais je n’ai tout simplement aucune envie de me lancer dans un gros sujet.

Je suis devant mon ordinateur, je sais très bien ce que j’ai à faire, et pourtant je sens que mon cerveau bloque dès qu’il s’agit d’ouvrir un dossier important, de rédiger un document de fond ou de traiter un projet qui demande de la concentration.

Dans ces moments-là, pendant longtemps, j’ai eu le même réflexe que beaucoup de professionnels :
je culpabilisais.
Je me disais qu’il fallait “m’y mettre”.
Me forcer.
Me discipliner.
Faire un effort.

En réalité, ce n’était pas le bon sujet.

Le vrai problème n’était pas mon sérieux.
Le vrai problème, c’était ma manière d’aborder ma to-do list.

Avec le temps, j’ai remarqué une chose simple : ce ne sont pas toujours les grosses tâches qui ralentissent le plus ma productivité.
Ce sont souvent toutes les petites choses que je laisse traîner.
Un mail à envoyer.
Une facture à finaliser.
Un document à classer.
Une petite recherche à lancer.
Une relance à faire.
Une note à ranger.
Un lien à transmettre.

Individuellement, chacune de ces actions paraît anodine.
Mais quand elles s’accumulent, elles créent une forme de bruit de fond permanent.
Elles occupent de la place dans ma tête.
Elles augmentent ma charge cognitive.
Et elles me donnent cette sensation désagréable de ne jamais vraiment avancer.

C’est exactement pour ça que j’utilise aujourd’hui une méthode simple, concrète et très efficace : les runs.

Dans cet article de Shido Podcast, je vais vous expliquer comment cette astuce digitale m’aide à mieux gérer ma to-do list, à améliorer ma gestion du temps, à retrouver de la productivité et à avancer même quand mon énergie est basse.

Pourquoi les petites tâches pèsent autant sur la charge mentale

On pense souvent que la fatigue vient des grands projets.
Mais dans la vraie vie, ce sont très souvent les petites tâches en attente qui encombrent le plus l’esprit.

Le problème des petites actions non traitées, c’est qu’elles restent “ouvertes” dans le cerveau.
Je n’y travaille pas activement, mais je sais qu’elles existent.
Elles reviennent régulièrement dans mes pensées.
Elles me donnent l’impression d’avoir mille choses à faire.
Et elles alimentent cette sensation de dispersion que connaissent bien beaucoup de dirigeants de PME, managers, consultants, coachs, entrepreneurs et freelance.

Cette accumulation a un impact direct sur l’efficacité.
Je perds de l’énergie mentale à arbitrer en permanence.
Je passe plus de temps à penser à mes tâches qu’à les faire.
Et ma liste devient de moins en moins claire.

C’est là que la méthode des runs change tout.

Mon point de départ : je trie mes tâches par durée, pas par projet

Pendant longtemps, comme beaucoup de monde, j’organisais mes tâches par projet, par client ou par thématique.
C’est utile dans certains cas, notamment en gestion de projet ou en collaboration.
Mais pour l’exécution quotidienne, ce n’est pas toujours la meilleure logique.

Aujourd’hui, j’utilise d’abord un autre filtre : le temps nécessaire pour faire la tâche.

C’est ce qui me permet de prendre de meilleures décisions et d’éviter de surcharger mon cerveau.

Je pars d’une base très simple : la méthode des 2 minutes.

Le principe est connu et redoutablement efficace :
si une tâche me prend moins de 2 minutes, je la fais tout de suite.
Si elle prend plus de 2 minutes, je ne la traite pas immédiatement : je la planifie.

J’applique d’ailleurs cette logique aussi à mes mails.
Quand une réponse est rapide, je réponds.
Quand elle demande plus de réflexion, je la programme à un moment plus adapté.

Mais j’ai ajouté une nuance qui change énormément de choses dans mon organisation.

Je distingue trois grandes catégories :

  • les tâches de moins de 2 minutes
  • les tâches de 5 à 10 minutes
  • les tâches longues, qui demandent une heure ou plus

Et c’est justement cette catégorie intermédiaire qui m’intéresse le plus.

Pourquoi les tâches de 5 à 10 minutes sont si stratégiques

Une tâche de 5 à 10 minutes n’est pas instantanée.
Mais ce n’est pas non plus un gros bloc de travail.

Elle est souvent trop longue pour être faite “sur le moment”, surtout quand je suis déjà concentré sur autre chose.
Mais elle est aussi trop petite pour justifier un vrai créneau stratégique dans mon agenda.

Résultat : je la reporte.
Encore et encore.

Et c’est comme ça que ma to-do list se remplit de dizaines de petites actions qui traînent pendant plusieurs jours, voire plusieurs semaines.

Le problème, ce n’est pas la difficulté de ces tâches.
Le problème, c’est leur accumulation.

C’est précisément là que j’utilise mes runs.

Ce qui se passe dans le cerveau quand j’enchaîne de petites tâches

Il y a aussi une réalité très concrète derrière cette méthode : le cerveau aime terminer.

Quand je boucle une petite tâche, j’ai une sensation immédiate d’avancement.
Je vois que ça progresse.
Je sens que quelque chose se débloque.
Et cela me donne souvent envie de continuer.

À l’inverse, quand je suis déjà fatigué et que je me force à démarrer un gros dossier, je crée souvent de la résistance.
Je procrastine.
Je papillonne.
Je culpabilise.
Et je finis par perdre du temps.

Les runs me permettent de contourner ce problème.
Au lieu de me battre contre mon niveau d’énergie, j’adapte ma façon de travailler à mon état du moment.

Je ne cherche pas à faire “la tâche parfaite”.
Je cherche à remettre du mouvement dans mon système.

Ma méthode des runs : simple, claire, immédiatement actionnable

Un run, c’est un moment court pendant lequel je traite en série des petites tâches déjà identifiées.

Le principe est très simple :
je repère mes tâches de 5 à 10 minutes,
je les regroupe,
et je les exécute à la chaîne sur un créneau court.

L’objectif n’est pas de tout finir.
L’objectif est de désengorger ma to-do list.

C’est une méthode particulièrement utile quand :

  • j’ai un peu d’énergie, mais pas envie de réfléchir
  • je veux retrouver de l’élan sans me lancer dans un gros sujet
  • j’ai besoin de faire baisser ma charge mentale
  • je veux avancer concrètement en peu de temps
  • je cherche un vrai gain de temps dans mon quotidien

L’outil que j’utilise : Todoist et l’étiquette #Run

Dans ma boîte à outils digitale, j’utilise Todoist.

Pourquoi ?
Parce que l’outil me permet d’identifier clairement mes petites tâches et de les retrouver en un clic.

Quand j’estime qu’une action prend environ 5 à 10 minutes, je lui ajoute une étiquette très simple : #Run.

Ce petit détail change énormément de choses.

Le jour où je sens que je ne suis pas prêt pour une grosse session de travail, je n’ai pas besoin de réfléchir à ce que je vais faire.
Je clique sur mon filtre.
Je vois immédiatement toutes les tâches compatibles avec mon niveau d’énergie.
Et je passe à l’action.

C’est extrêmement puissant parce que cela supprime presque totalement la friction mentale.

Je n’ai plus besoin de me demander :
“Par quoi je commence ?”
“Qu’est-ce qui est le plus urgent ?”
“Est-ce que j’ai le temps ?”
“Est-ce que j’ai envie ?”

Tout est déjà préparé.

Je n’ai plus qu’à exécuter.

Comment je lance un run concrètement

Quand je fais un run, je garde une structure très simple.

Je bloque en général 30 minutes.

Ensuite, je filtre mes tâches avec deux critères :

  • l’étiquette #Run
  • l’échéance proche, par exemple cette semaine

Puis j’enchaîne.

Je passe d’une tâche à l’autre sans chercher la perfection.
Je ne suranalyse pas.
Je ne réorganise pas tout mon système.
Je ne repars pas dans de la planification.
J’exécute.

C’est ce point qui fait souvent toute la différence.

Beaucoup de personnes passent du temps à organiser leur productivité, mais beaucoup moins à produire réellement.
Le run me remet dans une logique d’action.

En 30 minutes, je peux facilement faire disparaître 5 à 10 petites tâches.
En une heure, je peux parfois en supprimer une quinzaine.

Et surtout, je ressens immédiatement les effets.

Les bénéfices concrets des runs sur la productivité

Ce que j’aime dans cette méthode, c’est qu’elle a un impact très visible.

D’abord, elle allège ma charge mentale.
Je n’ai plus cette sensation d’avoir une montagne invisible au-dessus de la tête.

Ensuite, elle améliore ma lisibilité.
Ma to-do list devient plus propre, plus respirable, plus utilisable.

Elle m’aide aussi à retrouver de l’élan.
Très souvent, après un run, j’ai beaucoup plus envie de me remettre sur un sujet de fond.
Pourquoi ?
Parce que j’ai déjà recréé une dynamique.

Enfin, elle améliore mon organisation pro et perso.
Je prends de meilleures décisions sur ce que je fais maintenant, ce que je programme et ce que je regroupe.

Pour moi, c’est une vraie méthode de terrain.
Pas une théorie abstraite.
Pas un système compliqué.
Juste une façon intelligente de mieux travailler avec mon cerveau.

À qui cette méthode peut servir

Je trouve cette approche particulièrement utile pour :

  •  les dirigeants de PME,
  •  les managers,
  •  les consultants,
  •  les coachs,
  •  les entrepreneurs,
    les freelance,
  •  et plus largement toutes les personnes qui jonglent avec beaucoup de petites actions au quotidien.

Elle fonctionne très bien quand on évolue dans un environnement dense, avec beaucoup de sollicitations, de mails, de relances, de tâches transverses ou de sujets administratifs.

Elle est aussi très pertinente en télétravail, où les frontières entre tâches rapides, interruptions et priorités peuvent vite devenir floues.

Et même dans une logique de prospection digitale, de suivi commercial ou d’administration courante, le run permet d’éviter l’effet “empilement silencieux” qui finit par parasiter toute la journée.

Ce que les runs ne sont pas

Je préfère être clair : les runs ne sont pas une méthode miracle.

Ils ne remplacent pas le travail de fond.
Ils ne remplacent pas la stratégie.
Ils ne remplacent pas non plus une vraie priorisation.

En revanche, ils complètent parfaitement un système de productivité.
Ils permettent de mieux gérer la petite mécanique du quotidien.
Et c’est souvent cette petite mécanique qui fait toute la différence entre une organisation fluide et une organisation saturée.

Je ne cherche donc pas, avec les runs, à faire plus pour faire plus.
Je cherche à avancer plus intelligemment.

Ce que je vous recommande de tester cette semaine

Si vous voulez essayer, je vous conseille de faire simple.

Commencez par repérer dans votre outil ou dans votre to-do list toutes les tâches qui prennent environ 5 à 10 minutes.

Ajoutez-leur une étiquette dédiée.
Appelez-la #Run, ou n’importe quel nom qui vous parle.

Ensuite, bloquez un créneau de 30 minutes cette semaine.
Pas plus.

Filtrez uniquement ces petites tâches.
Et enchaînez-les sans vous poser trop de questions.

Votre objectif n’est pas de tout faire.
Votre objectif est de remettre du mouvement, de retrouver de la clarté et de faire respirer votre système.

Vous verrez probablement très vite un premier effet :
moins de bruit mental, plus de lisibilité,  et souvent une motivation qui revient naturellement.

Ce que je retiens de cette méthode

S’il y a une idée à retenir, c’est celle-ci :
quand mon énergie est basse, je n’ai pas forcément besoin de travailler plus.
J’ai surtout besoin de travailler autrement.

Les runs m’aident à faire exactement ça.

Ils me permettent de transformer une période de faible motivation en moment utile.
Ils m’évitent de rester bloqué devant des tâches trop lourdes.

Et ils me donnent une façon simple de reprendre la main sur ma to-do list.

Dans un monde où l’on parle sans cesse de performance, d’optimisation et d’Intelligence Artificielle (IA), je trouve important de rappeler une chose : la productivité ne repose pas seulement sur les outils.
Elle repose aussi sur la capacité à construire un système qui respecte notre fonctionnement réel.

Et parfois, la meilleure solution n’est pas une grande révolution.
C’est juste une méthode simple, pratique et indispensable pour traiter enfin toutes ces petites choses qui encombrent l’esprit.

Si vous avez aimé cette astuce digitale de Shido Podcast, testez un run cette semaine.
Un seul.
Puis observez ce que cela change dans votre to-do list… et dans votre tête.

👉 Ecoutez l’émission ici 👈

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